Interview d'Henri Fouquereau* Interrogé par une télévision iranienne, 

 

I) la France peut-elle toujours se dire souveraine ?

Henri Fouquereau: oui sans hésitation, parce qu'elle en possède toujours les moyens, qu'elle se situe toujours dans le peloton de tête des nations
Bien évidemment, la souveraineté des Etats s'est transformée, nous appartenons tous plus où moins à des institution internationales : droits de l'homme, OMC etc mais pour l'essentiel, la France reste souveraine
Deux carcans : OTAN et Ue, pour le premier, le Général de Gaulle a prouvé qu'il était possible de le quitter, qu'il suffisait d'une volonté politique, pour le second, il s'agit d'un traité, qui comme tous les traités peut être défait par un autre traité.

 

2) Peut-on sortir d'une impasse économique venant des accords européen ?

HF: C'est l'euro qui nous mène dans une impasse, pârce qu'une monnaie ne peut être que le poumon d'une économie et qu'il n'existe pas d'économie européenne, pas plus qu'il n'existe de peuple européen

Regardons les différences : Allemagne 1,5% de la population mondiale, vend pratiquement autant que la Chine 1,4 milliards d'habitants et la Grèce autre Etat membre ne vend rien. S'il existait une économie européenne, les Etats bénéficiaires devraient reverser aux Etats déficitaires, ce qui n'est pas le cas
Il n'existe donc pas d'économie européenne. Trois des Etats membres de l'Ue sont classés séparément dans les six puissances économiques mondiales.
L'impasse économique ne peut donc toucher que des Etats membres

 

3) Peut-on soutenir l'idée d'une Europe unie alors que la régionalisation et les langues régionales favoriseraient plutôt le communautarisme ?

HF: Je m'oppose à cette expression d'Europe-Unie, car elle supposerait la disparition des Etats. Or chaque Etat existe, la preuve sur le plan de la politique étrangère chacun mène sa propre barque
Madame Merkel ou F. Hollande, lorsqu'ils se rendent en Chine, séparément bien sûr, défendent chacun ses intérêts nationaux, jamais des intérêts européens.

En ce qui concerne les langues régionales, elles ont apporté un plus bien sûr, mais soyons lucides, elles ne sont jamais apprises, connues, utilisées par 2% de la population.
La langue de la République est le français et le restera.

Juste pour terminer ; les dernières élections, deux grands partis PS et UMP se partagent toujours l'essentiel de la vie politique française, les Français donnent quelques fois un coup de semonce, mais ils ne confieront jamais les clés de la maisons France à des partis populistes.

 

*Henri Fouquereau: Président du RPF et Secrétaire général du Forum Pour la France